Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Habitations, déplacements, approvisionnements, services : les modes de vie des individus provoqueraient la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Pas plus mais pas moins. Et il n'y a pas de raison que ce soit différent en Aveyron. Ici comme ailleurs, on sait bien où le bât blesse. Sachons dire aussi qui est en mesure de faire quoi.
Ce ne sont pas les locataires mais les bailleurs privés et sociaux qui peuvent corriger l'isolation thermique des logements et en changer les chaudières ou leurs combustibles. Ce ne sont pas les habitants contraints d'utiliser la voiture mais les décideurs qui peuvent rendre efficaces les réseaux de transports en commun et rationnels les plans locaux d'urbanisme. Ce ne sont pas les consommateurs mais les producteurs et les distributeurs qui peuvent réduire les emballages, raccourcir les distances de livraison, transformer les processus de fabrication ou allonger la durée de vie des objets manufacturés. Et ce ne sont pas les usagers mais les pouvoirs publics qui peuvent préserver ou développer des services de proximité et d'intérêt collectif.
La lutte contre le réchauffement climatique est un sujet suffisamment sensible et sérieux pour que la communication institutionnelle ne culpabilise ni ne trompe personne mais responsabilise et mobilise les bons acteurs. Au premier rang desquels se trouvent d'ailleurs des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens qui ne demandent qu'à être stimulés et soutenus.
Quant aux habitants, usagers, consommateurs, ils ne tarderont pas à devenir écologiquement vertueux, bien contents de voir améliorer, par la même occasion, leur confort, leur sécurité et leur pouvoir d'achat. Si c'est le cas, bien sûr.