Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Beaucoup pensent que ce sont les entreprises qui créent la richesse. Beaucoup se trompent. Il n'est que d'observer la vie économique et sociale d'un territoire comme l'Aveyron pour s'en rendre compte.
Certes, les entreprises, grandes et petites, qu'elles soient du secteur marchand, de la sphère publique ou de l'économie sociale, créent de la richesse. Et il y a lieu de s'en féliciter, pour peu qu'elles s'appliquent à proposer des produits et des services durablement utiles. Pour peu qu'elles s'évertuent à offrir des emplois plutôt qu'à en détruire, à faire progresser les salaires, les postes et les conditions de travail, plutôt que le contraire.
Mais elles ne sont pas seules à le faire. Les associations, lorsqu'elles font émerger, dans de nombreux domaines, des services de proximité, en fournissant, de surcroît, des emplois de proximité, apportent une indéniable plus value à la cohésion sociale comme au développement local.
Même les collectivités publiques produisent de la valeur ajoutée grâce aux infrastructures, aux équipements et aux services qu'elles mettent à la disposition de la population, bien sûr, mais également des entreprises, de leurs clientèles et de leurs mains d'oeuvre.
N'oublions pas, non plus, que la gratuité pour l'usager de la prestation publique - dans la mesure où elle est financée par tous les contribuables -, a pour conséquence d'améliorer le pouvoir d'achat du consommateur et l'autofinancement de l'investisseur.
Et reconnaissons que, sur ce sujet au moins, l'Aveyron n'est pas très différent du reste de l'hexagone.