Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Les élections européennes vont se tenir dans un contexte international, économique et diplomatique, particulièrement tendu, mais où, à l'évidence, l'union européenne pourrait, dans les deux registres et dès cette année, jouer un rôle utile et déterminant.
La conjoncture politique semble plutôt favorable de l'autre côté de l'Atlantique si l'on en croit les déclarations successives du nouveau président des Etats-unis et de sa secrétaire d'état. Les intentions chinoises à l'autre bout du continent eurasien n'ont jamais autant montré de bonne volonté.
L'opportunisme des uns et des autres est certes flagrant mais, pour autant, il tombe bien. Avec une union européenne conduite par une majorité progressiste, la paix et la prospérité dans le monde pourraient s'en trouver ragaillardis.
D'ici l'élection du nouveau parlement européen, rien d'important ne va se passer. Le G20 (composé des chefs de gouvernement de vingt puissances qui représentent, à peu près, les quatre cinquièmes de la population ou du produit intérieur brut de la planète) ne va pas décider grand chose de vraiment significatif et ce serait déjà bien s'il voulait se mettre à l'écoute du directeur du FMI.
Les socio-démocrates – puisque c'est ainsi qu'il convient d'appeler globalement les socialistes en Europe – ont donc une partie sérieuse à gagner. De l'adhérent le plus humble au dirigeant le plus ambitieux, ils se doivent de mener, d'ici début juin, une vraie campagne électorale en s'investissant chacun et collectivement dans tous les compartiments du jeu.
Les listes de candidats sont faites. Elles sont ce qu'elles sont, animées par des militants qui, d'où qu'ils viennent, devront, une fois élus, porter et défendre l'intérêt général des habitants de vingt-sept pays et même, dans certains domaines, de l'humanité toute entière. Pour s'assurer qu'ils soient plus nombreux que leurs adversaires libéraux, conservateurs, réactionnaires et démocrates-chrétiens à se retrouver aux affaires en Europe, il reste à peine deux mois pour convaincre les citoyens électeurs. A J moins 60, il est temps que la campagne électorale des socialistes batte son plein !