Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Le musée Soulages sera-t-il, comme beaucoup le prétendent, une locomotive économique pour l'agglomération ruthénoise et pour le département ? Peut-être. Sans doute. L'avenir le dira. Ce qui est sûr, c'est qu'il est, dès à présent, une locomotive culturelle pour tout l'Aveyron, propre à élever le niveau d'exigence en la matière.
Déjà, le geste architectural du viaduc de Millau avait lancé un signal à la population aveyronnaise. Il avait d'ailleurs été précédé de signes avant-coureurs tels que la révolution scénographique du musée Fenaille ou le parti-pris inventif de Micropolis, ou encore la recréation des vitraux de l'abbatiale de Conques, par Pierre Soulages justement.
L'avènement du centre d'art qui lui est dédié indique, à tous points de vue, une nouvelle ambition culturelle pour notre département. Les quelques festivals et saisons artistiques de ce territoire auraient tort de ne pas en profiter pour tirer vers le haut leurs concepts, leurs programmations et leurs communications. La plupart d'entre eux gagneraient à redéfinir également leurs modèles économiques et, pour quelques uns, à faire évoluer la contribution des pouvoirs publics à leurs budgets.
Il est certain qu'au bout du compte, habitants et visiteurs de l'Aveyron n'auraient pas à le regretter.