Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Le résultat des élections européennes a laissé un goût amer aux sympathisants et aux militants socialistes, qu'ils se soient ou non mobilisés pendant la campagne. Être largement derrière la Droite et faire jeu quasi égal avec les Écologistes en a surpris ou déçu plus d'un. Tout a été dit sur les raisons de cet insuccès, appréciations partagées et analyses divergentes comprises. N'y revenons pas. Mais, alors qu'il s'agissait de décider de la représentation parlementaire de l'Union européenne, reconnaissons que les circonscriptions électorales, infra nationales et inter-régionales, se sont avérées désespérément virtuelles et que la campagne fut malencontreusement hexagonale, malgré l'effort louable du Parti Socialiste Européen.
Il en sera tout autrement pour les Régionales de 2010, élections franco-françaises qui vont se décliner et se vivre dans chacune des vingt-six régions, bien réelles, de notre pays.
Certes, les médias et les ténors nationaux ne s'interdiront pas de s'exprimer pour soutenir ou décrier majorité et oppositions. Sans doute, trouvera-t-on opportun de flécher quelques orientations et propositions emblématiques communes à toutes les équipes régionales de compétiteurs d'un même camp. Mais, n'en doutons pas, c'est dans chaque région, liste contre listes, programme contre programmes, mobilisation contre mobilisations, que l'essentiel de la campagne se fera, dans un contexte géographique, culturel et politique chaque fois singulier. Tête de liste, candidats et militants ne devront pas s'y tromper. Il leur faudra rester organisés, déterminés, lucides et engagés sur leur territoire, jusqu'à la veille du second tour de l'élection. Particulièrement à Gauche.