Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
L'élection des représentants du peuple à l'Assemblée nationale est aussi importante que celle du président de la France. Les députés votent les lois, les réformes, le budget de l'État, celui de la Sécurité sociale, valident des nominations dans de grandes institutions de la république, composent, avec le Sénat, un congrès qui peut amender la constitution du pays, orientent la formation du gouvernement. Cette élection est cependant différente dans sa forme car ce n'est pas un mais cinq cent soixante-dix-sept scrutins qui vont décider de la majorité - et donc des décisions - de la première assemblée. Et la variété des territoires, des réalités locales, des électorats et des personnalités ou des parcours des candidats est au moins aussi déterminante que le projet politique revendiqué pour exercer le mandat législatif.
Ceux des concurrents de ce printemps qui sollicitent les suffrages en se réclamant de la nouvelle majorité présidentielle, ne doivent pas craindre pour autant d'en porter le programme et l'ambition, là-même où ils font campagne, dussent-ils les exprimer en tenant compte des contextes économiques, des besoins sociaux, des enjeux environnementaux et des sensibilités culturelles de la circonscription. La volonté de justice sociale, de solidarité nationale, de pacte républicain, de démocratie, de défense des libertés et de lutte contre les inégalités, contre la pauvreté, contre le chômage, doit être déclinée par chacun de ces candidats, sans hésiter ni biaiser, en disant pourquoi et comment. La pédagogie de la répétition et de l'explication est aussi du ressort des élus du peuple. De ceux, en tout cas, qui prônent le changement.