Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
On peut ne pas être d'accord avec l'action de l'actuel gouvernement de la France, mais on ne peut pas dire qu'elle ne soit pas effective, claire et cohérente. Résumons-la :
1. Limiter le plus possible l'intérêt de la dette du pays dont le paiement prive d'autant les moyens de l'action publique ;
2. Préserver, par l'investissement public et des soutiens à l'innovation et à la productivité des entreprises, leurs capacités de développement et de contribution à la croissance ;
3. Maintenir la protection sociale à un niveau suffisant pour lui permettre d'assumer son rôle social et économique, singulièrement en période de crise, de regain de la pauvreté et de chômage de masse ;
4. Conforter les services publics en améliorant leur utilité, leur qualité et leur distribution, dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la sécurité et de la justice, notamment ;
5. Concentrer les marges de manoeuvre de la puissance publique sur la sauvegarde et la création d'emplois et la qualification de la main d'oeuvre, mais aussi sur la construction de logements et d'infrastructures d'intérêt général ;
6. Réorganiser les prélèvements obligatoires pour en garantir une collecte suffisante et justement répartie entre les ménages, entre les entreprises, entre le travail et le capital, entre les revenus et le patrimoine, entre les territoires, tout en luttant contre la fraude et l'évasion fiscales ;
7. Ne pas négliger pour autant de mettre en oeuvre les transformations sociales, les évolutions démocratiques, les mutations techniques et la transition écologique indispensables à la bonne marche de notre pays.
Tous ces chantiers sont en cours et quelques autres encore à l'échelle européenne ou mondiale, s'agissant de la finance, du commerce, de l'énergie, de la recherche ou de l'environnement, par exemple. Dès lors, si les attentes, les inquiétudes, les impatiences ou les doutes sont parfaitement compréhensibles à ce moment du programme gouvernemental, si des besoins d'explications, d'écoute, d'assurance ou de résultats sont tout à fait légitimes et si les reproches et les agacements des réactionnaires, des conservateurs, des libéraux ou des nantis ne sont évidemment pas surprenants, les accusations d'immobilisme ou de renoncements sont, en revanche, totalement déplacées, d'où qu'elles viennent.