Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
L'argent consacré à la redistribution de revenus favorise la consommation et donc la croissance. Il permet aussi de limiter sensiblement le coût important des réparations de la précarité en matière de santé, de sécurité, d'action sociale, voire d'environnement. Quant à l'argent dévolu aux programmes, aux services ou aux infrastructures publics, il contribue notamment à faciliter la vie des entreprises, de leurs clients, de leurs employés, de leurs fournisseurs et participe ainsi de la productivité et de la compétitivité.
Les prélèvements obligatoires dans notre pays jouent de la sorte un rôle indéniable pour le bon fonctionnement de son économie et s'avèrent plus que jamais indispensables en période de crise et à l'âge de la mondialisation. Il est donc préférable d'y regarder à deux fois avant de vouloir les réduire ou en supprimer, même si il convient de les rendre beaucoup plus équitables dans leur pression et davantage efficaces dans leur utilisation.
Le moins que l'on pourrait faire, dans notre pays, cinquième puissance économique de la planète et champion des droits de l'homme, ce serait que le niveau des minima sociaux et des services publics soit à même de prémunir tous les ménages de la pauvreté. Avec plus de 14% de la population et 20% des enfants dans cette situation, nous sommes loin du compte. Les bases et l'usage des prélèvements obligatoires, là est le vrai problème que la collectivité nationale doit aujourd'hui s'employer à résoudre.