Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
La taxe sur la valeur ajoutée, la TVA, est un impôt pareillement payé par tout le monde, quel que soit son revenu, ce qui en fait la fiscalité la plus inéquitable qui soit. D'autant plus inéquitable que son rendement actuel est supérieur à celui de l'impôt direct sur les ménages ou à celui de l'impôt sur les bénéfices des entreprises.
Il existe cependant un taux réduit de TVA, applicable sur les produits de première nécessité et qui devrait être prochainement diminué à 5%, soit quatre fois moins que le taux normal. Mais s'avère de première nécessité, par exemple, l'accès aux soins médicaux ; de première nécessité aussi, l'accès à un logement ; de première nécessité encore, l'accès à la culture, à l'information, au réseau des télécommunications ou aux transports en commun ; de première nécessité, l'accès à l'eau ou à l'énergie domestiques ; de première nécessité, la nourriture ou l'habillement ; de première nécessité, la table pour manger, le lit pour dormir, la cuisinière ou le réfrigérateur ; de première nécessité, la savonnette, le dentifrice, la brosse à dents ou la serviette de toilette... Et ainsi de suite, la liste est longue évidemment. Va-t-on vraiment la prendre en considération dans cette réforme fiscale qui se révélerait, sinon, bien timide ?