Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Les deux grands chantiers politiques de notre pays, comme de l'humanité tout entière d'ailleurs, sont la lutte contre la pauvreté et le combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Et ils sont, sans doute, beaucoup plus liés qu'il peut paraître de prime abord. Ils sont, en tout cas, les prérequis à tout progrès économique et social significatif et durable de nos sociétés contemporaines. Ne pas en faire les priorités dans les programmes de gouvernement, c'est s'interdire de pouvoir jamais remédier véritablement aux injustices, aux discriminations, aux inégalités ou aux exclusions de toutes sortes. C'est laisser prospérer voire favoriser des modèles idéologiques aliénants, fatalistes, conflictuels, mortifères où le dominant soumet à son profit un dominé dont l'intégrité est systématiquement bafouée et la révolte éventuelle impitoyablement réprimée.
L'égalité entre les femmes et les hommes est à gagner aussi bien au foyer que dans l'entreprise, que dans la vie publique, que dans la rue. La législation, la justice, l'éducation, la politique, l'information, l'art et la science doivent en être, à tout moment, les garants et les promoteurs. Elle implique une recherche permanente d'équilibre dont la parité est un des leviers et le droit le principal vecteur. Elle exige une vigilance permanente et aucun prétexte, aucune circonstance, aucune conviction ne peuvent exonérer quiconque, homme ou femme, de s'y conformer.
Quant à la lutte contre la pauvreté, elle n'a de chance de réussir que si, riche ou modeste, on se convainc enfin qu'elle passe par la disponibilité pour chacun d'un revenu convenable pour vivre, quelle que soit sa situation, retraité autonome ou pas, actif au travail ou pas, jeune adulte en poursuite d'études ou en quête d'insertion professionnelle, enfant vivant ou non dans sa famille. Autant dire que ni la baisse du chômage, fût-elle importante, ni une simple augmentation des minima sociaux actuels ne pourront y pourvoir vraiment. Et que l'accès de tous aux soins, à un logement décent et à des services publics de qualité sera bien entendu nécessaire mais pas suffisant.