Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Les solutions aux problèmes économiques et sociaux de notre pays, que les Français ont privilégiées en choisissant leur nouveau président de la république, pourraient tout aussi bien convenir aux autres Européens.
Quelles sont-elles, en effet ? Une régulation financière à même d'empêcher qu'une dette d'état puisse enrichir outre mesure les prêteurs par des taux d'intérêt élevés. Une stimulation de la croissance et de l'activité par des investissements publics et privés ciblés et par davantage de moyens accordés à l'éducation, à la recherche, à l'innovation technologique et à la transition écologique. Une fiscalité favorisant des prélèvements et une redistribution orientés par la justice sociale et la création d'emplois. Une modernisation et un déploiement des services d'intérêt général et des infrastructures collectives pour améliorer la vie des ménages, des territoires et des entreprises. Une volonté de résoudre les difficultés des uns et des autres par la mutualisation des risques et des efforts et par une solidarité institutionnelle sans faille.
A l'échelle continentale, la Banque centrale européenne, la Banque européenne d'investissement, les Fonds structurels, un impôt abondé par une taxation des transactions financières, une mise en cohérence des politiques nationales de l'énergie, des transports, de la recherche, de la santé, de l'environnement, de la lutte contre la pauvreté et contre le chômage, de la formation et de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes ainsi qu'un parlement à la légitimité renforcée sont les instruments dont pourrait utilement disposer l'Union européenne pour organiser son rétablissement économique et retrouver sa marche, exemplaire dans le monde, pour la paix et la prospérité.
Ni les Grecs, ni les Espagnols, ni les Portugais, les Italiens, les Irlandais ou les Britanniques, ni les habitants de l'est de l'Europe, aux revenus les plus modestes, ni ceux du nord, les plus progressistes, ni les pauvres de l'Allemagne (14% de la population), ni même les salariés de ce pays (dont le pouvoir d'achat a été longtemps contraint), n'y trouveraient à redire. Français et Européens, même combat !