Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Le réseau autoroutier, l'industrie automobile et celle des carburants représentent une part importante du PIB, qui pourrait être plus utilement consacrée à une meilleure structuration des transports en commun et de la circulation piétonnière, dans une société devenue beaucoup trop dépendante de la voiture.
D'autant que son avatar électrique sera bien incapable d'en supprimer la plupart des inconvénients : pression des dépenses d'équipement, d'entretien, de fonctionnement, d'assurance, de stationnement, de péages ou d'amendes sur le pouvoir d'achat des ménages ; emprise au sol des espaces de circulation, de parcage et de garage ; empreinte écologique de la fabrication et de la livraison des véhicules, mais aussi de la production et de l'acheminement de leur énergie ; encombrement des rues ralentissant le trafic de transports collectifs ; temps gaspillé dans les embouteillages ; discriminations des ménages trop modestes pour s'équiper et des voyageurs trop jeunes ou trop vieux pour conduire ; encouragement à l'individualisme ; taux du risque d'accident particulièrement élevé et socialement coûteux de ce mode de déplacement...
Faut-il, dès lors, sauver les usines automobile ou reconvertir plutôt leur savoir-faire dans la construction de réseaux et de véhicules de transports en commun ?