Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Et si on regardait l'Union européenne comme une... union européenne. Où chaque citoyen serait considéré pareillement. Où les politiques publiques seraient envisagées à l'échelle et à la hauteur de cette union. Comme, par exemple, la résorption de la pauvreté et des inégalités qui, on peut le penser, préoccupe chez lui chaque gouvernement des vingt-huit pays européens. On sait, en la matière, les instruments utiles : la fiscalité (du patrimoine, des revenus, des bénéfices...) qui permet de redistribuer plus justement les richesses mal réparties dans un premier temps et de financer des services, des programmes, des infrastructures et une administration utiles à tous (particuliers et entreprises) ; la protection sociale qui permet à la collectivité d'accompagner les individus à certains moments de leur vie (vieillesse, retraite, maladie, handicap, enfants à élever, formation, chômage) ; l'investissement pour innover dans les produits et les modes de production et pour développer et améliorer les emplois.
Peut-on concevoir que ces politiques soient conduites au niveau de l'Union pour être à même de corriger non seulement les inégalités dans chaque pays mais également entre les pays ? Répondre oui c'est ouvrir de nouvelles perspectives par lesquelles, en Europe, les écarts de salaires, de pouvoir d'achat, de couverture sociale, de taux d'imposition, mais aussi d'endettements publics seraient amenées à se réduire jusqu'à s'estomper. Ce qui faciliterait par ailleurs, n'en doutons pas, la capacité des Européens à s'organiser ensemble pour la réception et l'intégration des migrants, pour la paix et la prospérité dans le monde ou pour la transition écologique de la planète, entre autres. Et à pouvoir mener là des chantiers propices à cimenter leur union.