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Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.

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La controverse sur l'impôt est idéologique

 

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Il est de bon ton, en ce moment et une fois de plus, de proclamer que les prélèvements obligatoires dans notre pays sont excessifs. Ceux qui défendent cette position le font par conviction idéologique et certainement pas par une analyse objective. Ils activent leurs réseaux d'influence et se répandent dans les médias pour défendre les intérêts, pour ne pas dire les privilèges, de détenteurs de revenus ou de patrimoine avantagés par un système fiscal qui les enrichit au détriment du plus grand nombre et qu'ils ne veulent surtout pas voir évoluer.

 

Pourtant, comparées aux autres pays de même acabit, les contributions sociales et fiscales en France ne sont pas exagérées, compte tenu de son PIB, des services, des équipements ou des programmes collectifs procurés par la puissance publique et des ressources fournies aux ménages ne disposant pas ou plus ou pas encore ou pas assez de rémunérations du travail. Des ressources de compensation d'ailleurs fort modestes et des services publics pas toujours accessibles à tous.

 

Précisons que la principale recette fiscale du pays est la TVA, payée au même taux par tout un chacun quels que soient ses moyens et qu'il en est de même pour toutes les autres taxes liées à la consommation, sur l'eau, l'énergie ou les transports, notamment.

 

Rappelons que les taux effectifs d'imposition des entreprises diminuent le plus souvent avec leur taille, grâce à l'optimisation fiscale quand ce n'est pas son évasion.

 

Observons que les niches fiscales, encore fort nombreuses, ne peuvent profiter, par essence, qu'à ceux qui ont des revenus suffisamment confortables pour payer des montants d'impôts susceptibles d'en bénéficier, ce qui n'est pas le cas de la majorité des Français.

 

Complétons en soulignant que c'est sur la masse salariale, part significative de la valeur ajoutée (produite, comme on sait, par les travailleurs), qu'une bonne partie des prélèvements obligatoires est effectuée, ménageant d'autant les revenus ou le patrimoine des particuliers et à la mesure de leurs richesses, bien évidemment.

 

Et ne revenons pas ici sur la fraude fiscale - qui concerne autant des ménages que des entreprises et qui représente, chaque année, des dizaines de milliards d'euros de manque à gagner pour la collectivité et son action publique - en ce qu'il est un chantier à caractère international et de longue haleine...

 

Le fait est, au bout du compte, que l'imposition en France, loin d'être progressive comme le préconisent l'esprit et la lettre de notre constitution républicaine, est encore bien peu effectuée selon les facultés des citoyens ! Idéologiquement, les promoteurs d'une société juste et équitable, soucieuse de progrès social autant que économique, sont en droit de demander davantage d'impôts et autrement répartis entre les contribuables.

 

 

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