Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Les Français ont aujourd'hui sur la prison la même vision irrationnelle qu'ils avaient naguère sur la peine de mort : hors l'incarcération, point de rédemption pour le délinquant ni de protection pour la société.
Que les conditions de vie des détenus, hommes, femmes ou enfants, soient déplorables, scandaleuses et pousse-au-crime est déjà une raison suffisante pour interroger les vertus de la réclusion. Mais davantage encore, c'est sur l'opportunité de la sanction elle-même qu'il convient de réfléchir. La privation de liberté, la mise au ban, l'enfermement peuvent-ils convaincre un esprit républicain et humaniste qu'ils sont la meilleure solution pour réparer la faute ou l'erreur, réhabiliter son auteur, soulager la victime, rassurer la collectivité ?
Non seulement notre société a le devoir de mieux prévenir la délinquance, par ses actions sociale, économique, éducative ou culturelle notamment, mais elle se doit aussi de guérir autrement que par des traitements éminemment barbares et conséquemment inefficaces.