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Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.

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Les citoyens européens ont fait leur choix

 

 625840 l-hemicycle-du-parlement-europeen-le-3-juillet-2013-

 

Qu'ils aient négligé, refusé, instrumentalisé - ou pas - le scrutin, les citoyens européens ont collectivement fait le choix de leurs représentants au parlement de l'Union pour les cinq ans à venir.

 

Et ce quand bien même ils sont majoritaires à n'avoir pas pris le chemin des urnes. Et relativement nombreux à avoir préféré des listes qui n'avaient aucune chance d'avoir des élus.

 

Et même si, par exemple, à peine 8 % des Français inscrits sur les listes électorales ont contribué à faire du PPE (conservateurs et libéraux) le premier groupe des parlementaires européens, des rangs duquel pourrait sortir le président de la Commission.

 

Et même si ce sont seulement 10 % des citoyens français qui ont permis au FN d'envoyer le plus grand nombre de députés de leur pays à Strasbourg. Et de le faire d'ailleurs en pure perte puisque si les eurosceptiques et les europohobes vont augmenter leurs effectifs au parlement européen, ils resteront néanmoins très minoritaires (et très divisés) et ne pèseront en rien dans les débats de l'assemblée.

 

Si l'on en croit les sondages et les intentions de vote, la plupart des Européens voulaient mieux d'Europe, moins d'Europe ou plus d'Europe du tout : bref, une autre Europe que celle qu'ils vivaient depuis dix ans. Le fait est que pourtant, à l'issue de l'élection, le PPE continue de devancer (certes de très peu dorénavant) le PSE des sociaux-démocrates, l'un et l'autre restant de loin les deux groupes les plus importants de l'assemblée. Et que, par conséquent, la nouvelle composition du parlement européen laisse à penser que rien ne va beaucoup changer dans son action ou ses orientations.

 

On voit, avec ce paradoxe, que la démocratie, à l'échelle européenne, n'est peut-être pas suffisamment connue sinon comprise par les habitants de l'Union. En sorte que l'école, l'université, les médias et les organisations politiques, qui tous concourent à la formation et à l'information de l'électeur, devraient pouvoir s'interroger sur la façon de mieux assumer leur mission dans cette matière.

 

 

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