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Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.

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Parti pris : Citoyens électeurs.

 

Comment partager les fruits du travail, la création de richesses, la valeur ajoutée réalisée par les entreprises et les services publics, autrement dit le produit intérieur brut du pays ? A quels niveaux solliciter celui-ci pour le financement de l'action publique, le versement des prestation sociales, l'investissement des entreprises, la rémunération du travail et celle du patrimoine ?

 

L'action publique, c'est notamment l'administration du pays et de ses territoires, le déploiement des services d'intérêt général, l'édification des infrastructures collectives, le soutien à la création d'emplois et à la construction de logements, la préparation de l'avenir grâce à la recherche, l'innovation, la formation, l'éducation, la culture. Les moyens dévolus à ces tâches sont bien entendu prioritaires.

 

Les prestations sociales ont pour objet de garantir à chaque famille les conditions matérielles pour élever les enfants ; à chaque personne exclue, précarisée, mise en difficulté, la possibilité de retrouver son autonomie ; à chacun d'avoir un toit ; à chacun de profiter des soins et des aides dont il a besoin tout au long de sa vie en fonction de sa santé. Ces dépenses sont inévitables et évoluent selon la démographie, les situations de crise ou les progrès scientifiques.

 

L'investissement des entreprises, c'est leur capacité à améliorer l'utilité, la qualité, la durabilité de leurs produits, leurs processus de fabrication et de distribution, les conditions de travail et la productivité de leurs employés, leurs empreintes écologiques sur l'air, l'eau, les sols, la biodiversité ou les réserves de matières premières... La part de leurs bénéfices à y consacrer est donc déterminante.

 

La rémunération du travail, ce sont les revenus attribués aux actifs, qu'ils soient en emploi ou qu'ils en soient éloignés pour des raisons de santé, de chômage, de formation, de maternité ou de paternité. Ce sont également les revenus accordés aux retraités qui ont passé l'âge de devoir travailler pour gagner leur vie. Salaires, allocations ou pensions doivent atteindre des niveaux suffisants pour que quiconque puisse décemment subvenir à ses besoins (et à ceux de ses enfants).

 

La rémunération du patrimoine incite les propriétaires à risquer leurs biens matériels, financiers, intellectuels, afin de leur procurer des ressources supplémentaires à celles qu'ils peuvent tirer déjà de leur travail ou d'autres rentes. Utilisateur de capitaux et de crédits, le système économique d'un pays a constamment besoin qu'y soit engagé le patrimoine privé, épargne, immobilier ou brevets.

 

Pour obtenir le juste équilibre entre ces différentes dotations provenant de la richesse nationale, il y a la réglementation, la fiscalité, les budgets de l'État et des collectivités locales, la négociation sociale. Ces instruments sont éminemment politiques. Ils démontrent le rôle essentiel des élus et des exécutifs du pays. Ils affirment la fonction primordiale des organisations syndicales et des partis politiques. Ils disent aussi la responsabilité première des citoyens qu'ils soient usagers, salariés, consommateurs, épargnants, contribuables ou électeurs... Et parfois même militants.

 

 

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