Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Il est de bon ton aujourd'hui de vouloir réhabiliter l'initiative individuelle face à l'exigence collective, préférer la réussite personnelle à l'état-providence, substituer l'esprit d'indépendance au devoir d'assistance.
Il n'y a pas, dans une société accomplie, d'opposition entre l'individuel et le collectif. A l'individuel, les libertés, les droits qui en découlent et qui produisent, en conséquence, des règles s'imposant à chacun. Au collectif, le projet de société, la gouvernance et la solidarité. Et pour faire le lien entre les deux, la démocratie, la laïcité, la république.
C'est la raison pour laquelle la pertinence des instruments qui garantissent cette liaison est primordiale, au rang desquels se trouvent notamment le système électoral, le système judiciaire, le système policier, le système fiscal. Autant de dispositifs utiles à la cohésion sociale que crise économique, affaires politiques ou faits-divers ont placé sous les feux de l'actualité, sensibilisant les médias et alertant l'opinion publique, à bon escient.
Le fait d'avoir à rappeler les dysfonctionnements, à pointer les indispensables améliorations et à cliver ainsi les points de vue de la droite et de la gauche sur ces questions essentielles, est finalement la bonne nouvelle du moment... Pour les progressistes, assurément.