Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Le 1er décembre 2008, au lendemain du dernier congrès socialiste, a été publié, sur ce blog, un article, toujours en ligne, qui disait ceci :
« Les titres et la programmation des épisodes étaient connus d'avance, mais pas le scénario. C'est toute la différence entre la vie rêvée des fictions et la réalité de la vie démocratique. Mais maintenant qu'a été largement diffusé l'épilogue du feuilleton du Congrès de Reims, on sait qu'il tient en une image : l'incarnation du parti socialiste français par une femme, Martine Aubry.
Après avoir récemment investi une femme à la candidature élyséenne, le PS vient de se choisir une femme comme leader. Ces deux événements inédits de sa longue histoire sont (enfin) arrivés, coup sur coup, alors que bien d'autres partis politiques, en France ou ailleurs dans le monde, de gauche comme de droite, avaient déjà concrétisé ce double geste culturel, pour certains il y a longtemps.
Martine Aubry va devoir, pas toute seule évidemment, animer un Conseil national – le parlement des socialistes – que le vote des militants sur les motions fait dorénavant ressembler à un quatre-quarts aux proportions inégales. Mais on peut faire confiance à la première socialiste pour concocter la recette qui lui conférera son homogénéité, grâce au liant, au doigté et à la patience nécessaires en la matière.
Avec Martine Aubry comme première secrétaire, nous sommes assurés que la Déclaration de principes du parti, récemment revivifiée et plébiscitée par des adhérents décomplexés, sera bien le socle du projet socialiste ; que les valeurs républicaines, les libertés individuelles, la justice sociale et le progrès économiquement et durablement partagé par tous, seront bien la cause des combats électoraux menés par le PS ; et qu'il y aura bien, à la fois, rénovation du parti, mobilisation militante et rassemblement des socialistes. »
On en avait l'intuition. On en avait même la conviction. Mais on ne croyait pas si bien dire.