Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
A la Présidentielle de 2012, il se pourrait qu'il y ait, au premier tour, plusieurs candidats de droite et un d'extrême-droite, pour un candidat de gauche et plusieurs d'extrême-gauche.
Une telle stratégie ne pourrait faire gagner le camp progressiste que si le candidat de la gauche faisait, au premier tour, un score suffisant tout en distançant nettement le meilleur compétiteur de la droite. Ce qui impliquerait pour les partis de la gauche de gouvernement, d'une part, de s'employer, bien à l'avance, à élaborer de concert un nouveau projet de société et une offre politique crédible et, d'autre part, d'accepter, le moment venu, de supporter, comme candidat, le mieux coté dans l'opinion publique.
Un premier tour disputé à gauche, quel que soit le nombre de candidats à droite, produirait une situation plus habituelle. On en connaît les inconvénients et les risques aussi bien que les conditions d'un possible succès final. Il ne faut pas se cacher, par exemple, que se mettre d'accord sur un programme commun entre les deux tours de la Présidentielle serait bien plus difficile que cela ne l'a été lors des Régionales.
La première solution de l'alternative nécessiterait qu'une décision soit prise assez vite et qu'on s'y tienne coûte que coûte. Passé ce délai, il n'y aurait plus le choix, la stratégie serait différente et la bataille ne s'avèrerait pas moins dure. Juste un peu plus compliquée...