Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Pour vivre en société, il est nécessaire que chacun puisse être éduqué et soigné et avoir quotidiennement le moyen de s'informer, de communiquer, de se déplacer. On évoque bien ici l'école et l'université, la médecine ambulatoire et l'hôpital, ou encore l'accès à l'Internet, au téléphone, à l'audiovisuel public et aux transports en commun.
Il serait juste de convenir, par souci d'égalité sociale et d'efficacité économique, que le coût de ses services indispensables au vivre ensemble soit pris en charge par la collectivité, c'est-à-dire le contribuable, de telle façon qu'ils soient gratuits pour tous les usagers. A trois conditions cependant : Un, que ces services soient disponibles, en qualité, pour tout un chacun quelque soit son lieu d'habitation ou son éventuel handicap. Deux, que l'organisation, le contrôle et l'évolution de ces services soit assurés par la puissance publique. Et trois, que l'impôt qui les finance soit prélevé sur tous les revenus sans exception et de manière très progressive.
On peut mesurer aisément la logique d'un tel processus puisque tout le monde est amené, dans notre pays, à utiliser le même système éducatif, le même système de santé, le même réseau (sophistiqué) de télécommunications, les mêmes réseaux (interconnectés) de transports collectifs. Et puisque chaque individu doit pouvoir, en république, en bénéficier quelques soient ses ressources. On peut également apprécier, d'un tel programme politique, la rationalité, la soutenabilité, l'économie d'échelle et la plus-value sociale d'innovations technologiques dès lors partagées par tous.