Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Toutes les activités de captage de ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, charbon, minerais, bois, roche, sables,...) ne peuvent s'effectuer qu'à l'endroit des gisements. Mais les seuls produits manufacturés qu'il faut impérativement réaliser localement sont les bâtiments et les infrastructures qui les relient aux différents réseaux de fluides ou de communication. Et les seuls services qu'il est absolument nécessaire de produire sur place sont ceux qui sont fournis à la personne (éducation, soins, garde ou livraison) ou pour son habitat (entretien, réparation, réservation, sécurisation).
Tout le reste de l'activité économique, la plus grande part donc, peut être aujourd'hui, peu ou prou, délocalisée en utilisant des systèmes de télécommunication ou de transport très sophistiqués qui permettent de relier et desservir tous les points du globe. C'est un phénomène de civilisation récent et inédit dans l'histoire de l'humanité dès lors confrontée à une alternative quant à son avenir économique et social.
Ou bien cet avenir sera soumis à la seule initiative des investisseurs et des spéculateurs principalement préoccupés par la mobilité et la rentabilité de leurs capitaux, avec, pour conséquences, de vastes pôles de chômage de masse, des migrations forcées de populations et des sociétés désorientées par la précarité et l'inquiétude. Ou bien il s'accomplira avec une gouvernance à l'échelle de la planète qui, par la régulation, la coopération et l'innovation, maîtrisera l'exploitation et la distribution des ressources naturelles à la surface de la Terre et organisera la répartition des sites de production agricole, industrielle ou tertiaire, en fonction des zones de populations, de leurs besoins et de leurs volumes de main d'oeuvre.
Dans l'une ou l'autre éventualité, l'option choisie aura pour nom : mondialisation.