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Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.

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Policer la police.

 

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Il y aurait un corps de l'État regroupant les actuelles gendarmerie et polices nationale et municipales, dont les agents, en nombre suffisant, correctement équipés, bénéficieraient tous d'une formation initiale nettement revalorisée comme d'une formation continue permanente, et au sein duquel seraient organisées la parité et l'égalité professionnelle.

 

Sécurisation du cadre de vie, tranquillisation de l'habitat et des déplacements, présence dans l'espace public, rassurance des personnes les plus vulnérables, pacification des querelles, dialogue avec les services éducatifs, sociaux, sanitaires et juridiques du secteur, seraient les premières missions d'un service policier de proximité dont la sérénité et l'efficacité, pour pouvoir également être pleinement attentif aux plaintes des victimes et enquêter résolument sur les délits ou les litiges, seraient garanties par un effectif durable et toujours adapté aux besoins quantitatifs et qualitatifs des territoires de son action.

 

Ce service public national serait déconcentré et distribué dans chacun des bassins de vie du pays, au plus près de la réalité quotidienne des habitants, aussi bien dans l'espace rural qu'en milieu urbain, dans les villages comme dans les agglomérations, dans les quartiers périfériques autant que dans les centres-villes. La programmation des unités de police se ferait sous la responsabilité de représentants de l'État mais en concertation avec les exécutifs des collectivités locales, par le biais de contrats de projet régulièrement renouvelés.

 

Un service national de police se consacrant exclusivement à la sécurité routière serait constitué pour oeuvrer sur l'ensemble des voies de circulation automobile. Il serait également chargé de la prévention en la matière par l'information et l'éducation, en s'appuyant sur le vecteur pédagogique qu'est l'école de la République et sur celui que devrait être l'audiovisuel public.

 

Le corps des pompiers serait également unifié, largement professionnalisé, déconcentré dans son fonctionnement, davantage doté en matériel et mieux réparti sur le territoire national pour pouvoir répondre localement aux nouveaux défis que lancent à la collectivité les phénomènes naturels et l'activité humaine.

 

Seraient maintenus les services de police spécialisés pour lutter contre l'espionnage, le terrorisme, l'évasion fiscale, la délinquance financière et les fraudes en tous genres, les agissements mafieux, la cyberciminalité ou les actes de folie, constater les infractions pénales, ou bien encore sécuriser (au sens propre du terme) les manifestations populaires. Ils seraient néanmoins, les uns et les autres, redimensionnés à la mesure des enjeux du vingt-et-unième siècle et mieux contrôlés qu'aujourd'hui, dans leurs missions et leurs fonctionnements, par la représentation nationale.

 

Au bout du compte, il s'agirait de policer la police, de réaffirmer son rôle de civilisatrice, de gardienne de la paix, de confortement de la cité. Non pas un service d'ordre, mais une entreprise de renouement des liens sociaux, patiente et persévérante, qui, si elle était concomitante à des réformes économiques, sociales et politiques devenues indispensables à la cohésion de notre société, pourrait bien réussir.

 

 

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