Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
La vie des gens serait-elle une fable ? Y aurait-il l'habitant des villes et l'habitant des champs ? Les ruraux auraient-ils moins - ou davantage - besoin que les urbains de communiquer, c'est à dire d'avoir accès à la téléphonie fixe ou mobile, à l'internet, à la poste et à des espaces physiques de rencontre ? Auraient-ils moins ou davantage besoin de se déplacer vers leurs lieux de travail, les commerces, les équipements collectifs, les administrations ?
Auraient-ils moins ou davantage besoin d'être proches de services éducatifs, culturels, sociaux, sanitaires, sécuritaires, judiciaires ? Moins ou davantage besoin de profiter de prestations utiles aux personnes âgées, aux jeunes, aux parents, aux handicapés et de disposer de logements sociaux ? Moins ou davantage besoin de s'informer et de se former ?
Le patrimoine ou le cadre de vie doivent-ils bénéficier de moins ou davantage d'attention en milieu rural que dans l'espace urbain ? L'assemblée des élus d'un territoire, quel qu'il soit, doit-elle se préoccuper moins ou davantage des besoins des citoyens ruraux que de ceux des citoyens urbains ? A toutes ces questions la réponse est non, bien sûr. Reconnaissons-le, il n'y a pas de spécificité rurale.
Il y a en revanche, pour la collectivité nationale, un devoir de juste redistribution des ressources fiscales et d'équitable répartition des investissements publics dans l'ensemble du pays. Et il y a, pour les territoires locaux, une nécessité de périmètre, de gouvernance, de compétences et de coopérations les plus appropriés pour servir pareillement l'habitant des villes et l'habitant des champs.