Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Pour pouvoir améliorer le niveau de l'emploi dans le pays, le pouvoir d'achat des ménages modestes, le sort des 14 % de la population en situation de pauvreté et l'accès aux services publics, il convient de faire participer les classes moyennes à l'effort fiscal de la nation, à condition cependant que la contribution des foyers aisés soit elle-même à la réelle mesure de leurs facultés et sans faux-fuyants.
À condition aussi que les entreprises apportent leurs justes concours à l'impôt, en fonction de leurs tailles et de leurs bénéfices. Et qu'elles s'emploient à mieux partager la valeur ajoutée entre leurs actionnaires et leurs travailleurs, à mieux distribuer la masse salariale entre leurs employés et à mieux répartir entre elles leurs gains tout au long de la filière de production.
Si l'échelle de salaires doit être raccourcie, à ses deux extrémités, il en est de même de l'échelle des pensions de retraites ou de celle des allocations de chômage. Mérite de l'être également et plus généralement l'échelle des revenus en France. À commencer par les minima sociaux qui ont besoin d'être tous réévalués pour s'assurer qu'aucun de leurs bénéficiaires ne puisse se retrouver en-dessous du seuil de pauvreté.
Les organisations patronales, syndicales, politiques, scientifiques ou citoyennes et les élus de la république ont à prendre à bras-le-corps cette transformation sociale d'autant plus exigeante qu'elle ne peut se cantonner aux frontières du pays.