Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Chaque citoyen français doit se convaincre qu'une gouvernance politique ne peut être efficace que si elle est exercée à la bonne échelle, mondiale, européenne, nationale ou régionale.
C'est au niveau planétaire que doit pouvoir se faire la gestion de l'eau, des ressources minières, des terres cultivables, des mers, de la biodiversité, des gaz à effet de serre, des pandémies, des catastrophes naturelles, de la lutte contre le travail des enfants et la pauvreté, de la résolution des conflits, des migrations de populations ou de la régulation financière, par exemple.
C'est à l'échelon européen qu'il est possible de traiter utilement les questions relatives à l'énergie, à l'agriculture, aux transports ferroviaires, aériens et fluviaux, à la réindustrialisation, à la recherche, à des harmonisations fiscale, sociale et commerciale, à des normes environnementales ou sanitaires, à la solidarité économique entre les pays et les territoires, à la monnaie, ou encore aux moyens de l'action diplomatique et militaire...
C'est à la collectivité nationale de garantir une égale qualité d'accès de chacun à l'éducation et à la culture, à la santé et à l'autonomie, à la sécurité et à la justice, à la protection sociale et à l'emploi, au logement, à la mobilité et aux moyens de communication, mais aussi aux droits et aux libertés.
Ce sont les Régions qui peuvent le mieux assurer la formation professionnelle des actifs, la naissance, la croissance et l'environnement des entreprises, la distribution et la modernisation des équipements et des infrastructures publics nécessaires aux habitants dans leurs bassins de vie et pour relier ceux-ci entre eux.
Quant aux collectivités les plus locales, il leur revient de fournir et renouveler les services de proximité et les programmes d'actions propres à faciliter la vie quotidienne de leurs administrés, à tous les âges ou états de leur existence (grâce notamment aux principes de la gratuité républicaine et de la tarification sociale).
Les instruments de gouvernance existent à tous les étages, insuffisants à l'échelle mondiale, largement perfectibles au niveau européen, insatisfaisants en France où ils sont cependant en cours d'évolution et, partout, à rendre davantage démocratiques, réactifs et attentifs à l'intérêt général, aux besoins des populations.
Reste que les prochains gouvernants qui seront élus, en mai et juin 2012, dans notre pays - cinquième puissance économique, membre du conseil de sécurité de l'ONU, pilier de la construction européenne -, pourront jouer un rôle non négligeable dans les progrès que pourraient accomplir le monde et l'Europe dans leurs missions respectives. Inutile de dire que le choix des électeurs français aura aussi cette dimension.