Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
L'entreprise privée capitaliste n'a pas vocation à se préoccuper de l'intérêt général. Ce n'est ni son objet ni dans sa nature. Le sort de ses salariés, qui lui incombe pourtant, n'est déjà pas sa priorité qui est plutôt de réaliser et de répartir des profits, en développant son chiffre d'affaires et surtout ses bénéfices. Ce n'est donc pas de ce côté-là qu'il faut attendre ou rechercher des réponses aux problèmes économiques et sociaux que connaît notre pays. En revanche, l'action publique peut et doit être en capacité de restaurer la situation déplorable d'une bonne partie de la population, due aux inégalités sociales et territoriales, à l'exclusion, à la précarité, à l'insécurité, à des conditions de vie ou de travail dégradées, à des revenus insuffisants et à un chômage de masse.
En France, les pouvoirs publics disposent de différents instruments pour s'employer à remédier à un délabrement de la société d'autant plus insupportable qu'il concerne la cinquième puissance mondiale. Ces instruments sont divers et complémentaires. Ils ont en commun d'être mis en oeuvre, pilotés et contrôlés par un législateur et un gouvernement nationaux, renouvelables l'année prochaine. Ce sont notamment un système d'éducation et de formation, un système sécuritaire et judiciaire, un système de santé et d'assurance sociale, un système d'imposition et de redistribution ; à quoi il faut ajouter un État et des collectivités locales en mesure de créer et de gérer des infrastructures et des services publics, de réguler ou orienter les activités privées, mais aussi d'engager des investissements et des programmes économiques ou sociaux, éventuellement d'envergure, pour organiser le présent et préparer l'avenir, dans l'intérêt du plus grand nombre.
On voit par là que les moyens du changement et de l'évolution existent, si l'on veut bien s'en servir et les améliorer. Que les marges de manoeuvre sont significatives. Qu'ils et elles existent aussi au niveau européen et à l'échelle planétaire, pour autant que les dirigeants de notre pays veuillent en discuter sérieusement avec leurs homologues. Qu'il s'agit de choix et de volontés éminemment politiques, qui interrogent dès lors le fonctionnement de notre système démocratique, autre instrument indispensable à la réforme et au progrès.
Pour que les habitants de notre pays prennent la mesure des nécessités de l'action politique et du bon usage des leviers dont elle dispose, il leur faut pouvoir accéder réellement à l'information, participer véritablement aux débats et contribuer effectivement aux décisions. Choisir, comme ressorts de la transformation sociale, de redonner, et à la puissance publique, et aux citoyens, leurs légitimes fonctions et leurs parts de responsabilité dans la marche de notre pays, sera un gage de réussite pour et après les échéances électorales de 2012.