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Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.

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Ne pas lâcher la proie pour l'ombre.

 

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Monsieur Bayrou, comme madame Le Pen, aimerait bien se retrouver au second tour de l'élection présidentielle et veut en convaincre ses concitoyens en feignant d'y croire lui-même. Mais les sondages se suivent et se ressemblent : Les électeurs de droite, ceux de son camp quoiqu'il prétende, miseront de préférence sur le sortant.

 

Certes monsieur Sarkozy est à la peine, d'aucuns disent à la dérive, mais il va essayer jusqu'au bout de renverser la tendance. En occupant, à n'importe quel prix, les médias et en escomptant, jusqu'à la dernière minute, un faux-pas des Socialistes ou de leur champion ou bien un ou deux fait-divers spectaculaires qui brouilleraient le jugement des votants. Cent pour cent des élus ont tenté leur chance. Et si madame Le Pen était finalement empêchée de se présenter, nul doute que le candidat de l'UMP saurait en tirer avantage mieux que ses concurrents.

 

Pour le moment et depuis un certain temps déjà, monsieur Hollande est parti pour gagner, favori dans toutes les estimations et dans la plupart des composantes du corps électoral. Même les ménages riches et les gros patrons sont aujourd'hui nombreux à penser qu'il leur faudra faire un effort fiscal pour préserver à terme les conditions sociales et économiques de leur prospérité. Et loin de se laisser griser, le compétiteur préféré des Français, après avoir été choisi par plusieurs millions d'entre eux lors d'une primaire, garde le cap et la tête froide.

 

Dès lors, l'illusion Bayrou ne doit surtout pas abuser le candidat socialiste ni ses troupes, sauf à ce qu'ils prennent le risque de lâcher la proie pour l'ombre. L'actuel président de la république reste l'adversaire à battre et un projet de gauche, ambitieux et crédible la meilleure arme pour cela.

 

 

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