Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
C'est parce que les classes moyennes seront convaincues que les efforts qui leur seraient demandées par un gouvernement de gauche permettraient d'améliorer significativement le sort des classes populaires - facteur de relance économique et de pacification sociale -, en y faisant contribuer à proportion les classes aisées, qu'elles voudront bien se déplacer jusqu'aux urnes pour choisir le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012.
Et c'est parce que les classes populaires se persuaderont que des revenus décents, que l'accès à l'emploi, à la formation, à un habitat confortable, sécurisé et dépollué, que la présence de services publics efficients et abordables, leur seraient pour de bon garantis par des dirigeants progressistes qu'ils voudront bien participer au prochain scrutin national et y préférer des candidats de gauche.
Pour les unes comme pour les autres, la démonstration n'est pas très facile à faire, méfiantes, désabusées ou distraites qu'elles sont devenues. Le projet du Parti socialiste pour 2012 s'y emploie pourtant, avec une certaine dextérité. Reste à le populariser : Aux militants de se mobiliser pour cela, sans attendre. Aux concurrents de la primaire d'octobre prochain d'y contribuer par leurs débats. Au leader qui en sortira de l'incarner tout au long de la campagne électorale.
Le socialisme, c'est l'avènement de la justice sociale et d'un progrès qui soit partagé par tous ; c'est l'amélioration des conditions de vie, de travail, d'éducation ; c'est l'instauration ou la préservation de libertés et une inexorable lutte contre toutes les inégalités ; c'est la promotion d'une fraternité civique et républicaine. Le socialisme n'a pas à faire aujourd'hui, dans notre pays, un choix entre les classes populaires et les classes moyennes. Ni même d'ailleurs à éliminer les classes aisées. Mais à rassembler les Français pour réussir le changement.