Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Alors que, depuis toujours, toute l'énergie dont l'humanité aura jamais besoin lui arrive en surabondance directement du soleil, on peut s'étonner qu'elle ait constamment baissé la tête et cherché d'autres ressources dans les entrailles de sa planète, jusqu'à forer dorénavant sous la mer. Par des moyens dangereux, pénibles, risqués, polluants, aliénants, coercitifs, belliqueux, meurtriers, compliqués et fort coûteux pour les économies des pays, ont été prélevés et utilisés et le sont encore charbon, gaz, pétroles ou uranium, avec les conséquences désastreuses que l'on n'ignore plus aujourd'hui.
Pourquoi au dix-huitième, au dix-neuvième, au vingtième siècle, les hommes ont-ils concentré leurs études, leurs découvertes, leurs inventions, leurs investissements dans les filières et les industries des énergies fossiles, au lieu de s'ingénier, en déployant de semblables efforts, à trouver les moyens de capter, stocker, distribuer l'énergie solaire ? Et pourquoi, au vingt-et-unième siècle, ne se décident-ils toujours pas à changer leur fusil d'épaule et enfin lever les yeux, à un moment de leur histoire où ce n'est aucunement la pénurie des réserves du sous-sol qu'ils ont à redouter avant longtemps mais d'ores et déjà le formidable gâchis de la nature, de la biodiversité, de la santé et de la sécurité de l'espèce humaine qui résulte de leur exploitation ?