Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Certes, lors du dernier scrutin municipal en France, les électeurs progressistes ont sans doute été plus nombreux que les autres à s'abstenir, un effet délétère récurrent lorsque la gauche assume la périlleuse responsabilité du pouvoir. Certes, le désarroi de consommateurs, d'usagers ou de contribuables face à une crise économique qui leur paraît insurmontable, a contribué aux choix des bulletins de vote. Certes, le harcèlement médiatique qui s'est échiné, par parti pris ou par facilité, à nationaliser et uniformiser trente-six mille élections locales, a atteint son but dans la tête de beaucoup de nos concitoyens.
Mais il ne faudra pas oublier que, pour autant, un certain nombre de villes sont restées voire passées à gauche, un exercice qui n'était donc pas impossible à réussir. Il ne faudra pas omettre le constat que plusieurs de celles qui sont passées à droite ont fait les frais de divisions à gauche, que ce soit avant ou après le premier tour. Il ne faudra plus ignorer qu'à gauche, seules la défense de l'intérêt général et la qualité d'accès à des services publics utiles à la population (y compris pour préserver la sécurité et l'environnement) sont des arguments payants dans les bilans ou les programmes municipaux.