Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Prétendre que l'État devrait assurer, pour toute la population, un accès garanti, gratuit et de qualité à l'éducation et à la formation, à la culture et à l'information, aux soins et à la santé, est une énormité pour beaucoup. À y regarder de près, ce devrait être pourtant une évidence. Sur le plan social, d'abord, sur le plan économique, ensuite.
On le sait bien, la qualification, l'émancipation, une bonne condition physique et mentale sont des facteurs déterminants de prévention de l'exclusion, de la précarité, de la pauvreté, des inégalités, de l'insécurité et même du chômage. Permettre à tous d'en bénéficier par un réseau efficace de services publics non payants, lui-même financé par tous grâce à une fiscalité directe progressive, serait donc une mesure (une révolution) particulièrement utile à la cohésion de la nation. À sa prospérité, aussi. Car la réussite d'un pays, de ses entreprises, de ses collectivités publiques, leurs productivités, leur efficacité économique, leur rendement social et même leur performance environnementale tiennent beaucoup au niveau d'études, de connaissances et de bien-être de sa population toute entière.
Pour garantir qualité et gratuité de l'éducation, de la culture et de la santé, combien de points de PIB faudrait-il y consacrer ? Et l'incompétence, l'ignorance, la morbidité, combien de points de PIB coûtent-elles ? À nombres de points comparables, c'est un choix de société qui est à faire, un choix fondamental.