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Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.

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Vie locale : L'agglomération ruthénoise, une intercommunalité aveyronnaise.

 

carte aveyron detaillee

 

Un « bassin de vie » délimite un territoire à l'intérieur duquel les habitants effectuent l'essentiel de leurs activités et des déplacements qui vont avec : travailler, se former, se soigner, se cultiver, élever ses enfants, consommer, se distraire, se rencontrer, effectuer les démarches administratives... En Aveyron, de tels bassins de vie sont sans doute moins d'une demi-douzaine en tout et enjambent allègrement, pour certains, la frontière départementale ou régionale.

 

Une « communauté de communes » existe pour coordonner et mutualiser l'action publique à l'échelle d'une population assez nombreuse et d'un territoire suffisamment homogène pour que les investissements et les programmes soient à la mesure des besoins des habitants et des moyens des contribuables. L'union fait la force et l'intelligence collective des élus locaux garantit la meilleure distribution d'infrastructures et de services de proximité, régulièrement modernisés et rendus accessibles à tous.

 

On pourrait dès lors penser qu'une communauté de communes corresponde à un bassin de vie. On en voit tout l'intérêt pour les ménages et les entreprises, pour les actifs, les jeunes ou les retraités, pour les parents et leurs enfants, pour les associations. On en comprend la pertinence pour la répartition des équipements collectifs, l'organisation des services publics, le développement du parc de logements et le fonctionnement d'un réseau de transports en commun. On en mesure les économies d'échelle et l'optimisation des ressources fiscales. Et on sait qu'en Aveyron, le nombre d'habitants d'un bassin de vie ne dépasse pas celui d'une ville moyenne en France.

 

Mais nous n'en sommes pas là, loin s'en faut. A l'initiative de l'État, toutefois, le nombre actuellement pléthorique d'intercommunalités en Aveyron va être divisé par trois pour passer prochainement à une douzaine. Ce qui n'est déjà pas si mal, au regard des 304 communes que compte encore l'ancienne province du Rouergue. D'autant que, pour y parvenir, l'effort culturel à assumer par les édiles et à partager avec leurs administrés, est loin d'être négligeable.

 

Quant à l'agglomération ruthénoise qui, seule dans ce cas dans notre département, est davantage qu'une communauté de communes, peu importe son périmètre retenu aujourd'hui. Sa fonction est déjà, de facto, de devenir un pôle urbain d'équilibre, économique, social et culturel, à bonnes distances de Clermont-Ferrand, Montpellier et Toulouse, trois capitales régionales. Pour peu que ses élus, d'abord, et leurs collègues des collectivités voisines, ensuite, s'en convainquent vraiment et en incarnent l'ambition, le territoire du Grand Rodez trouvera rapidement sa juste dimension, quitte à changer de nom.

 

 

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