Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
On peut apprécier le septième art et être pourtant en droit de s'interroger : L'attractivité du musée ruthénois dédié à l'oeuvre de Pierre Soulages bénéficierait-elle de la présence, à ses côtés, d'un cinéma multiplexe dont les programmations, certes très attendues par les autochtones, seraient cependant semblables à celles de tous les multiplexes de France ? Il est permis d'être sceptique.
Ne serait-il pas temps de penser plutôt à l'érection, au coeur de l'agglomération ruthénoise, d'une véritable salle de spectacles dont les caractéristiques techniques et les capacités d'accueil permettraient de présenter, toute l'année, des oeuvres musicales, chorégraphiques, lyriques, dramatiques, qu'aujourd'hui encore, les Aveyronnais ne peuvent découvrir qu'à Montpellier, Toulouse ou Clermont-Ferrand, à quatre ou cinq heures aller-retour de chez eux ?
Précisons à qui en douterait qu'un tel établissement s'appelle théâtre, maison de la culture ou scène nationale et gageons qu'il serait particulièrement adapté pour voisiner utilement avec un prestigieux musée d'art contemporain.
Amateurs d'art ou pas, les habitants de l'agglomération ruthénoise doivent se faire à l'idée qu'ils vivront demain dans une "ville" dont le périmètre s'étendra bien au delà des contours actuels du Grand Rodez. N'est-ce pas déjà le cas par bien des aspects ?
Il leur faut donc envisager que soient judicieusement réparties, sur l'ensemble de ce territoire urbain, les différentes infrastructures nécessaires à la production, au commerce, aux services, à l'administration, à la formation, à la recherche, à la communication, à la santé, au sport, à la culture ou à la détente et qu'elles soient rendues accessibles à toute la population par un réseau de transports en commun efficace, irriguant jusqu'aux espaces ruraux périphériques.
Un projet raisonné, solidaire et durable de vie collective, en somme.