Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Le projet de musée ruthénois dédié à l'oeuvre du peintre Pierre Soulages continue, trois ans après son lancement, à inquiéter certains observateurs et bon nombre d'habitants de la préfecture aveyronnaise. Si plus personne n'ose méconnaître le génie et la renommée de l'artiste, on s'interroge encore beaucoup sur le coût et la fréquentation du futur établissement. Et bien, parlons-en.
Les Ruthénois, même «Grands», ne se sentent peut-être pas en mesure d'assumer, seuls, la construction, l'entretien, le fonctionnement, la programmation, l'animation et la promotion d'un centre d'art prestigieux. Mais répétons-le : ce musée est une nécessité mondiale, une obligation nationale et une aubaine pour le territoire qui va l'accueillir. Autant dire que, pour participer à sa réalisation et sa gestion, les contribuables aveyronnais, midi-pyrénéens, français et européens peuvent et doivent être sollicités. Voilà pour le coût.
Quant à la fréquentation, chacun sait bien qu'elle sera tributaire de trois facteurs : une parfaite accessibilité du territoire par la route, le train et l'avion ; une hôtellerie diversifiée et exemplaire ; un complément d'offre culturelle adéquat, passant par une réelle mise en valeur du patrimoine monumental et par une programmation, toute l'année, de spectacles, de concerts et d'expositions de niveau national et international.
Pour relever ces différents défis, ce sont les élus de l'agglomération du Grand Rodez qui sont à la manoeuvre. A eux de motiver le Département, la Région, l'Etat, l'Union européenne. A eux de mobiliser les opérateurs publics et privés des secteurs du tourisme, de la culture ou des transports. A eux d'agir et de rassurer. Faisons leur confiance a priori.