Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
On aura beau faire, ni les confessions, ni les frontières héritées du colonialisme pétrolier ne pourront jamais amener la paix et la prospérité au Moyen-Orient. Il faudrait plutôt prendre en compte les peuples et les populations de cette région et considérer avec objectivité leur histoire, ancienne et récente, qui n'est pas que religieuse et encore moins mythologique. Il vaudrait mieux s'employer surtout à y organiser la coopération entre tous, en commençant par un partage équitable de la ressource en eau, des terres cultivables et de la rente permise par les richesses du sous-sol ou de la mer. Des richesses qu'il conviendrait, qui plus est, de savoir exploiter essentiellement par des entreprises locales.
Il n'y a aucune raison pour que, dans cette partie du monde (comme partout ailleurs, du reste), l'État de droit et des principes républicains, laïques et démocratiques ne puissent pas présider à la gouvernance collective. Nombreux sont ceux qui, d'ailleurs, sur place, et singulièrement dans les nouvelles générations, le revendiquent aujourd'hui. Et il n'y aucune raison pour que n'y soient pas pratiquées la liberté (de conviction ou d'expression, par exemple), l'égalité (entre les femmes et les hommes, notamment) et la fraternité (avec son voisin, tout particulièrement). À l'évidence, il est nécessaire de changer radicalement de paradigme politique pour penser l'avenir du Moyen-Orient.