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Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.

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Du néo-libéralisme à la social-démocratie

 

assemblee nationale1

 

Une politique social-démocrate n'est pas néo-libérale. Par bien des aspects, elle en est même l'opposé. Que les champions de la seconde fustigent le programme des tenants de la première n'est pas étonnant. Cela est même rassurant pour qui est convaincu que la justice sociale et la solidarité nationale sont les clés d'un projet de société digne de ce nom et les conditions du redressement de la France en cette période de crise économique.

 

Alors oui, la contribution à l'effort va être demandée aux détenteurs de capitaux plutôt qu'aux travailleurs, aux gros revenus plutôt qu'aux petits, aux grandes entreprises plutôt qu'aux PME, aux banques ou aux pétroliers plutôt qu'aux professions à la peine. Un peu moins de rémunération (autrement dit d'épargne) pour les actionnaires, les prêteurs, les propriétaires, mais un pouvoir d'achat préservé, voire rehaussé, pour les classes moyennes et populaires, bien davantage consommatrices.

 

Alors oui, la volonté de réduire le coûteux endettement du pays, en diminuant la dette et ses intérêts, sera moins profitable aux marchés financiers et, qui plus est, va servir à dégager des moyens publics mobilisés pour abonder des investissements productifs créateurs d'activité durable, à rebours des placements spéculatifs facteurs de crise systémique.

 

Alors oui, les priorités de l'État iront dorénavant à l'éducation, à la santé, à la sécurité, au logement, aux transports, à l'emploi, ces domaines de la vie quotidienne qui concernent tout le monde et particulièrement les plus modestes, les plus fragiles ou les plus jeunes de nos concitoyens. Et les exonérations fiscales ou les privatisations, avantageuses pour les plus aisés, ne seront plus les obsessions des dirigeants de notre pays, bien au contraire.

 

Alors oui, droits, libertés et démocratie seront à nouveau à l'ordre du jour, pour les individus, les couples et les familles, pour les étrangers et les demandeurs d'asile, pour les habitants des banlieues et ceux des campagnes, pour les syndicats et les collectivités locales.

 

Relayant le programme électoral du président de la république, le discours de politique générale du premier ministre préfigure les missions du parlement et du gouvernement pour les mois et les années qui viennent, des missions progressistes. A l'évidence, une page se tourne.

 

 

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