Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Pourquoi faudrait-il choisir entre précaution et innovation ? Dans la gestion d'un pays (ou d'une planète), être précautionneux consiste à éviter, dans la mesure de ce que l'on sait comprendre et mesurer, toute action qui pourrait s'avérer sanitairement, écologiquement ou socialement préjudiciable aux êtres humains et, accessoirement, délétère pour la faune, la flore ou le patrimoine naturel et culturel dont hérite chaque génération.
Et être innovant, c'est effectuer une démarche intellectuelle, scientifique, technique et politique permettant d'imaginer et mettre au point de nouveaux processus de recherche, de production, de distribution ou d'organisation susceptibles d'économiser (et décarboner) l'énergie, de recycler les matières premières et les produits manufacturés, de gagner en productivité, de généraliser l'accès à l'information et au savoir, de démocratiser les acquis du progrès... et de faire évoluer les conditions de vie, de travail, de formation, de déplacement ou d'habitat de tout un chacun.
Il n'y a donc pas d'incompatibilité entre innovation et précaution. C'est même par leur interaction, dans leur symbiose, que se trouvent certainement le meilleur de l'une et de l'autre. Les opposer serait donc les méconnaître ou bien avoir à l'idée d'autres intentions que celles de servir l'intérêt général, de préserver le bien commun et d'améliorer le sort de l'humanité.