Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
C'est ainsi : en France, la société, l'électorat sont constitués de retraités, d'actifs au travail ou s'employant à se qualifier, à se rétablir ou à rechercher un emploi et de jeunes gens en train de se former et de préparer leur insertion sociale et professionnelle. Avec, parmi eux, des parents élevant des enfants.
Et tous, pour vivre, doivent pouvoir profiter de revenus, de logements, de services publics, d'infrastructures collectives et d'environnements qui soient convenables et adaptés à leurs besoins. Pour vivre, mais aussi pour qu'ils puissent ensemble faire société, se savoir redevables les uns des autres, reliés par un bien commun et un projet partagé, solidaires, concitoyens.
Affirmer cet objectif, si difficile, semble-t-il, à atteindre, comme devant être l'un des principaux enjeux de notre communauté nationale, c'est formuler une idée. Une autre est de vouloir y parvenir avec des principes d'équité et de soutenabilité. Une troisième idée, tout aussi politique, est de considérer qu'il y a lieu de s'y mettre toutes affaires cessantes et qu'il n'y a pas de raison de borner cette ambition aux limites de nos frontières. Autant d'idées qui, du reste, ne s'opposent aucunement à celles de république, de démocratie, de progrès social ou de développement durable.
Certes, cela n'est jouable qu'à condition d'arriver à convaincre la population du bien-fondé de la tâche, d'y engager pleinement les forces vives du pays et de savoir manoeuvrer à bon escient les instruments de l'action publique. Mais il n'empêche que pour gouverner la cité, il faut d'abord et sans cesse revenir aux idées.