Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Les effets catastrophiques des moteurs diesel sur la santé et l'environnement sont parfaitement connus depuis très longtemps. Mais, durant ces dernières décennies en France, producteurs, consommateurs et décideurs ont fait semblant de l'ignorer, entretenant le mythe d'un carburant beaucoup plus économe que les autres et qui contribuait à populariser la voiture, à développer le tout automobile et à entretenir la prospérité des constructeurs, des pétroliers et des entreprises de travaux publics.
Aujourd'hui, le piège du déni et de l'inconscience se referme sur de nombreux automobilistes et quelques industriels hexagonaux, au moment où les dirigeants du pays ne peuvent négliger plus longtemps l'impératif sanitaire et la nécessité écologique. Les uns et les autres ne sont peut-être pas au même niveau de responsabilité dans cette gabegie économique et sociale. Mais tous savaient. Et tous doivent dorénavant s'employer à faire évoluer leurs choix.
Reste à savoir si le véhicule propre, comme on dit, existe ou si même il existera jamais. Toujours est-il que, dans ce registre, le transport en commun est et sera infiniment plus performant que le déplacement individuel. Aux prémices de ce qu'on considérait alors comme la bonne aubaine de l'invention du diesel, le raisonnement était déjà tenu par certains mais malheureusement peu entendu. Que n'a-t-il alors été mis en application, l'investissement pour la collectivité nationale et la dépense pour chacun eussent été moindre et l'avantage pour tous, aujourd'hui, serait considérable. Mais soyons optimistes : il n'est pas trop tard pour bien faire.