Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
C'est un phénomène qui n'est pas nouveau dans l'histoire de l'humanité, loin s'en faut, et probablement a-t-il toujours existé. Qu'il ait pris, avec le temps, des formes différentes, comparables ou renouvelées. Qu'il bénéficie ou pas de soutiens plus ou moins officieux de gouvernements officiels. De quelque corpus idéologique dont il s'équipe. De quelque système d'organisation et de communication dont il se dote. De quelque événement, rituel, discours ou exaction dont il se fasse le protagoniste ou l'instigateur. De quelque ampleur, de quelque influence ou de quelque durée qu'il puisse avoir.
Le terrorisme (puisqu'il faut l'appeler par son nom), en s'exonérant de tout protocole démocratique ou diplomatique, prétend imposer par la force la pensée et la volonté de quelques uns à toute la société, sinon au monde. Désigner ce processus par un autre substantif, lui donner un autre qualificatif, c'est prendre le risque de lui attribuer une signification inadéquate, incompréhensible ou confondante, voire de lui conférer, aux yeux de certains, une forme de légitimation. Ce que justement espèrent à chaque fois obtenir, dans la tragique et délétère logique de leur démarche, les groupes terroristes.
La terreur vise, par sa violence, la sidération ou l'emballement de sa cible. La lucidité et le discernement doivent lui être opposés. Dans les mots en premier lieu.