Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Comprimer déficit et dette publics pour en atténuer la charge sur les contribuables et faire baisser le coût du travail pour réduire un chômage de masse, voilà ce qui légitime de telles orientations de politique économique. Mais, vouloir réorganiser la répartition des prélèvements obligatoires entre les ménages, entre les entreprises et entre les ménages et les entreprises n'implique aucunement qu'il faille renoncer à la résorption de la pauvreté et des inégalités ni à la transition écologique. Pas plus que diminuer la dépense publique n'interdit d'améliorer l'efficacité de la protection sociale, des services publics ou des collectivités locales. Bien au contraire.
Tout dépend des priorités que se donnera, pour ce faire, la nation et des choix qu'elle opérera, en conséquence, dans le format de son système fiscal, les objectifs de son contrat social et les missions de son action publique. Mais tout dépend aussi de l'usage que feront les entreprises des nouvelles marges de manoeuvre que le pays leur aura procurées : Privilégieront-elles, cette fois-ci, l'amélioration de leurs produits, des emplois, des salaires, des embauches, de leurs sous-traitances, de leur empreinte environnementale et territoriale ? Travailleurs, citoyens, élus locaux, législateur, gouvernement, tous, nous devrons être particulièrement vigilants en la matière, si nous voulons réussir, dans le sens du progrès et de la solidarité, ce changement de société devenu nécessaire.