Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
A constater le score actuel de la candidate écologiste dans les sondages, on pourrait penser que le défi environnemental est le grand oublié de l'élection présidentielle. Ce serait ignorer que le sujet, par ses aspects les plus concrets et les plus prégnants dans le quotidien des Français, n'est surtout pas absent des programmes de François Hollande et de Jean-Luc Mélenchon. Et s'il l'est beaucoup moins dans celui de Nicolas Sarkozy, il n'en est pas pour autant exclu, le piètre bilan de son quinquennat en la matière expliquant, sans doute, ce souci de rattrapage.
Dans le projet socialiste, par exemple, l'amélioration de l'empreinte écologique des transports et de l'habitat, mais également des processus de production, de distribution ou de consommation sont bien à l'ordre du jour. Et avec elle, la diversification des sources d'énergie, une réindustrialisation soutenable, une recherche mise à contribution et une ambition européenne orientée à l'aune de ces principes. Ce qui n'est pas si mal et prouve que l'exigence environnementale n'est plus une exclusivité politique des Verts. Une bonne nouvelle, somme toute.
L'autre bonne fortune, c'est que le tournant écologique représente certainement un effort non négligeable de la société et de la puissance publique, mais que, s'il est habilement négocié, il aura beaucoup d'avantages pour le pouvoir d'achat des ménages, le cadre de vie, la santé et le marché de l'emploi. Protection de l'environnement et progrès social sont parfaitement compatibles, voire indissociables. Cette leçon, le parti d'Eva Joly l'avait comprise depuis longtemps et a fini par la faire entendre à ses concurrents du camp progressiste.