Observateur, acteur et pédagogue de la vie politique, Patrick Palisson est, depuis longtemps, un citoyen engagé. Notamment dans la défense et la promotion de l'école de la république, des droits de l'enfant et de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il est membre du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen.
Et bien voilà. Les jeux sont faits, rien ne va plus. François Hollande sera le champion de la gauche au second tour de l'élection présidentielle. Porteur de l'attente, de l'envie et de l'espoir d'un changement significatif dans la gouvernance de notre pays, voire de l'Europe. Tout au moins, aux yeux de tous ceux, très nombreux, que touchent ou indisposent les difficultés de l'existence dues aux inégalités, aux injustices, au déclassement, à l'appauvrissement, à l'inaccessibilité de services, au déficit de logement, à la privation d'emploi, à l'insuffisance de revenu et qui sont persuadés pour autant que cela est évitable en appliquant une autre politique économique et sociale.
Au moment où les Français se préparent ou se décident à prendre le chemin des urnes, les propositions, les promesses et les engagements du favori des sondages doivent exprimer l'ambition, le concret et l'efficacité d'un programme à la hauteur de l'enjeu. Une fois éliminés, ni madame Le Pen, ni monsieur Bayrou n'appelleront à voter pour le candidat socialiste. De sorte que celui-ci doit mobiliser au maximum l'électorat de la gauche de l'échiquier politique, lui donner la possibilité de choisir autant que le désir d'aller voter, dès le premier tour. En défendant un projet pénétré des valeurs, des principes et des aspirations de son camp, un projet éminemment progressiste, donc, ce qui ne veut pas dire déraisonnable.